Le travail commence par l’élaboration des ‘cartons’ ou dessins colorés ou avec sélection numérotée des couleurs.
Un tapis peut ainsi présenter plus de 100 coloris et tons différents.
Jusqu'à nos jours la technique de tissage sur des métiers de basse lisse est restée inchangée.
Les fils de la chaîne sont en coton et ceux de la trame en laine de qualité, colorée de façon naturelle et enroulée sur des bobines.
On glisse ces bobines à la main entre les fils pairs et impairs de la chaîne en suivant le dessin et la grille des couleurs.
Le maître tisserand travaille donc sur l’arrière du tapis et suit le dessin du carton en dessous des fils de la chaîne.
D’où l’emploi d’un petit miroir d’artisan lissier pour vérifier si la partie tissée correspond au carton.
Les fils de la trame sont pressés l’un contre l’autre pour former un tissu compact en laine à l’aide d’un peigne.

En fin de réalisation, on dégage les fils de la chaîne (‘la tombée du métier’*) et à ce moment on peut admirer le tapis dans toute sa splendeur !
*( Cette ‘tombée du métier’ ne se fait pas sans une tension quasi mythique.)

Ces tapis sont brodés avec de la laine sur un canevas.
Le canevas est une grille en coton qu’on brode au demi-point de croix suivant un patron.
Comme le canevas présente une largeur limitée, on assemble minutieusement différentes bandes brodées.
Pour terminer on tend les tapis après lavage à l’eau pure. Certain tapis sont lavés à l’antique pour leur donner un effet ancien.
Utilisation :
Il est conseillé d’utiliser les deux types de tapis avec un sous-tapis (couche de feutrine autocollante qui se prête particulièrement bien à ce genre de tapis plats).